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L'entretien de la terre cuite

Des conseils de pose, d'entretien et de protection.


Cet article est paru dans la revue La maison écologique n°34 août/septembre 2006, sous la plume de Philippe Guibert, avec la participation de Roland Studer des Charpentiers d'Uzès. Il est reproduit avec l'aimable autorisation de la rédaction de la revue. Crédit photo : Yvan Saint-Jours.
La terre cuite est l'un des revêtements de sol les plus anciens. Matériau naturel par excellence, il fait partie intégrante de l'architecture de nombreuses régions de la planète. Sa pose et son entretien nécessitent toutefois quelques connaissances.


Porquerolles, Beaupre rouge, Auvergne, Anjou... Les noms sonnent comme la vigne. Sûr, l'argile a ses terroirs. Il paraît même qu'elle se bonifie avec le temps. La terre cuite bénéficie en effet d'une qualité première : elle s'embellit avec l'âge en acquérant une patine incomparable. Hier dans les châteaux et demeures princières, elle s'accommode aujourd'hui pleinement des maisons contemporaines ou de belles rénovations. Selon sa nature, ses origines et les techniques de cuisson, elle offre une large gamme de couleurs et d'aspects. Jusqu'au XIXe siècle, on la fabriquait à la main dans des tuileries ou briqueteries artisanales. Cette terre cuite primitive était composée d'argile naturelle pressée et calibrée dans un cadre en bois avant d'être cuite dans des fours à bois. Désormais, la plupart des ateliers se sont industrialisés. Toutes les étapes de fabrication des carreaux ont été mécanisées. Les modes de cuisson se sont diversifiés avec l'arrivée de nouvelles sources d'énergie. Les innovations confèrent à ce matériau une fiabilité irréprochable et la régularité des dimensions facilite la mise en œuvre. Les carreaux « faits main », que proposent encore certains ateliers, sont plus chers à l'achat. Mais ils sont censés mieux refléter l'identité de bâtiments anciens. Selon Hervé Even, formateur à l'association Tiez Breiz, cette affirmation est à nuancer : « Les méthodes varient d'un atelier à un autre. Il faut se méfier notamment de l'ap­pellation "moulé à la main". Ce n'est pas la méthode traditionnelle et cer­tains carreaux fabriqués à la machine imitent mieux les carreaux anciens. » Dans les deux cas, les formes et les dimensions proposées sont variées. Il faut donc se référer au catalogue des différents fabri­cants (une liste des fabricants de terre cuite est disponible sur le site internet www.fftb.org). On trouve des carreaux de terre cuite à partir d'une vingtaine d'€ le mètre carré, mais selon la qualité recher­chée les prix peuvent atteindre la centaine d'€.

La pose, un travail rigoureux

La terre cuite non émaillée est très appréciée des professionnels et des utilisateurs pour sa résistance, son confort et ses qualités thermiques (stockage et diffusion de la chaleur très appréciable dans les maisons bioclimatiques). Elle convient parfai­tement au chauffage par le sol. Il s'agit cependant d'un matériau exi­geant. Ce choix de matériau doit donc être mûrement réfléchi d'au­tant plus que les conseils des profes­sionnels sont parfois contradic­toires. Prenez le temps de rencontrer plusieurs fabricants et de visiter des chantiers en cours et terminés.

Pour obtenir un mélange homogène des carreaux, il est recom­mandé de les acheter en une seule fois puis de les mélanger. Il est donc important de bien dimensionner la surface à couvrir. Plusieurs dispositions sont possibles : alignés, décalés, composition autour d'un «tapis" central...

Il existe deux types de pose :

Dernière étape : protéger

La terre cuite est poreuse et possède un pouvoir absorbant et régulateur d'humi­dité. Il faut donc la protéger pour éviter que ses pores ne se ferment, et pour qu'elle ne se tache pas. Un délai suffisant (environ 3 mois), défini par les conditions locales d'hygrométrie du chantier doit être res­pecté entre la pose et le traitement (délai plus court sur un plancher chauffant). Bien protéger le sol des agressions pendant cette période, sans cependant l'empêcher de respirer et de sécher. Si l'on étend des protections (cartons par exemple) il faut veiller à les retirer aussi souvent que possible pour éviter toute moisissure ou autre désagrément. Avant le traitement, il faut commencer par nettoyer le sol à l'aide d'un produit acide spécifique. À défaut on peut utiliser l'acide chlorhydrique dilué, en veillant à ne pas insister sur les joints et en bloquant la réaction par un lessivage au savon noir : réaction acide plus base qui annihile le pouvoir de l'acide (attention : l'acide chlorhydrique abîme les joints de chaux ou de ciment si on le laisse trop longtemps). Il faut frotter les carreaux avec un balai souple jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de réaction blanchâtre puis rincer à l'eau claire ou au savon (voir précédemment). Une fois que les carreaux sont parfaite­ment secs, le traitement peut s'effectuer. Les locaux devront être suffisamment ven­tilés. Il est souhaitable, même avec des pro­duits issus de la chimie naturelle, de tra­vailler avec un masque à cartouche car les produits huileux sont en phase solvante (terpènes d'agrumes généralement). La température devra également être supé­rieure à 10 °C pour assurer un séchage rapide.

Mets de l'huile...

Le traitement à l'huile dure confère un aspect incomparable et respecte la cou­leur naturelle du support (testez cepen­dant vos produits car toutes les marques ne sont pas aussi neutres). Une couche d'imprégnation suivie de deux à trois couches fines d'huile dure. Bien attendre le séchage complet entre ces couches et éviter absolument les surépaisseurs : deux fines couches valent mieux qu'une épaisse. On peut travailler à la brosse large ou même au balai. Ce traitement suffit pour la plupart des cas. Complété d'un entre­tien régulier avec un lait pour sol au carnauba dans l'eau de rinçage une fois par mois (plus souvent pourrait devenir excessif), votre sol va embellir et se patiner au fil des ans. Pour les plus exigeants on peut encore améliorer le brillant et/ou durcir la surface en utilisant une cire dure d'impré­gnation, plus délicate cependant à étaler sur la surface. La monobrosse ou la cireuse électrique peuvent être une bonne aide dans ce cas. Préparé selon ce procédé, votre sol ne devrait nécessiter aucun traitement ultérieur au-delà de son nettoyage régu­lier : serpillière à l'eau ou au savon et un peu de lait pour sol de temps à autre.

Le traitement à l'huile cire est une variante plus résistante mais plus technique du procédé précédent et ne nécessite généra­lement qu'une couche d'imprégnation sui­vie de deux couches d'huile cire. Le recours à la machine monobrosse est cependant impératif, moyennant quoi, l'application se fait couche sur couche et permet une approche après seulement 24 à 48 heures de séchage. La cire d'imprégnation ulté­rieure est inutile, et l'huile cire ne contient pas de solvants.

Le traitement « à l'ancienne » à l'huile de lin et essence de térébenthine est à décon­seiller : réaction hasardeuse du support (taches, différences de teintes), séchage aléatoire, assombrissement des teintes, encrassement régulier, hydrofugation moyenne, beaucoup de risques donc, pour une économie initiale assez modeste.


Note Tiez Breiz :

Suite à une enquête réalisée auprès de nos adhérents, nous signalons que la majeure partie a suivi nos conseils en termes de traitement des terres cuites, à savoir l'utilisation d'un mélange huile de lin + essence de térébenthine (E-T), à proportion de :

Ce traitement aura comme seul inconvénient, variable suivant l'origine des carreaux, de foncer un peu le carreau. Nous ne partageons donc pas totalement le point de vue de cet article. Néanmoins, les huiles dures seraient d'avantage perméantes à la vapeur d'eau.

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